LE RECHERCHE DU BÂTON MAGIQUE
LA RECHERCHE POUR LE BÂTON MAGIQUE -
Par Bernard Bujold -
À moins de quatre mois des élections provinciales au Québec le 5 octobre prochain, il faut reconnaître qu’aucun des cinq chefs ne ressort du groupe “de chevaux de course” qui sont dans l'écurie. C’est une course sans favoris au tableau…
Pour gagner une élection, il faut être comme un vendeur et donner l’impression que l’on offre plus que les autres.
Cette impression n’a pas à reposer sur la réalité, mais il faut que les électeurs soient séduits par un symbole, un style et qu'ils développent une attirance pour l’un des leaders.
Ce n'est pas le cas présentement pour aucun des leaders en lice.
Je me souviens de l’élection de Jack Layton au Québec lors de l'élection fédérale du 2 mai 2011.
Grâce à sa personnalité charismatique et surtout sa canne de marche qu'il soulevait dans les airs pour saluer la foule comme l'aurait fait un chanteur rock...
Il avait balayé Gilles Duceppe qui offrait pourtant un programme beaucoup plus sérieux. Layton avait raflé 59 des 75 sièges du Québec même si plusieurs de ses candidats étaient des « poteaux ».
Actuellement les 5 chefs de parti québécois auraient tous besoin de la canne magique de Jack…
Il y a, selon moi, trois possibilités de course électorale 2026:
1. Ce sera une élection sans gagnant avec un résultat complètement partagé et un gouvernement minoritaire (une sorte de course avec photo finish);
2. Selon certains observateurs politiques, le premier ministre canadien Mark Carney pourrait, discrètement, jouer le « KingMaker » particulièrement sur le thème référendaire du Parti québécois.
La question est de savoir s'il appuierait Charles Milliard, qui est de la même allégeance politique, ou Christine Fréchette de la CAQ dont il aime beaucoup le style et avec qui il s'entend particulièrement bien.
3. Un événement imprévu (genre scandale ou création d'une crise médiatique) pourrait être dévoilé et viendrait concentrer l'attention et bouleverser le rythme, ce qui permettrait à un des candidats de sortir du groupe (la question de l'urne).
Officiellement , les élections du lundi 5 octobre ne sont pas encore déclenchées. La campagne ne débutera officiellement qu'au moment de la dissolution de l'Assemblée nationale par le lieutenant-gouverneur à la demande du premier ministre. Conformément à la Loi électorale du Québec, une période de campagne dure de 33 à 39 jours.
Le déclenchement officiel aura donc lieu entre la fin du mois d'août et le début du mois de septembre 2026.
Un nouveau sondage est publié ce matin (10 juin) dans La Presse confirmant cette absence de véritable meneur.
À suivre!
VOIR REPORTAGE SONDAGE





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